
Brushing impeccable, tailleur à paillettes et bâton de majorette à la main, sur la scène des Grammys, début février, Sabrina Carpenter rejoue une prestation de Goldie Hawn lors d’une émission de télé de 1978.
Mimant des dysfonctionnements techniques, elle démontre tout son potentiel comique et entonne une version jazz de son hit « Espresso ». Changement de costume : la voilà dans un body bleu à perles et strass (qui nous évoque d’ailleurs celui de Shelly dans The Last Showgirl).
Interlude claquettes, puis second changement de costume. Vêtue d’une tenue vaporeuse à plume, elle entonne « Please Please Please » devant la réplique parfaite de la maison de Sandy dans cette séquence musicale culte de Grease où celle-ci se lamente sur « Hopelessly Devoted to You »…
Ces clins d’œil cinématographiques bien choisis enrichissent l’univers rétro que la chanteuse déploie depuis la sortie de son album Short ’n’ Sweet, en août dernier.
Du maquillage aux costumes en passant par ses clips (l’excellent « Taste », multipliant les références au très camp La mort vous va si bien), l’artiste révélée par la série Disney Channel Le Monde de Riley (2014-2017) dépoussière l’imaginaire de la pin-up hollywoodienne.
Amatrice de punchlines aux sous-entendus appuyés, elle s’amuse de cette sexualité exacerbée et la transforme en un moyen d’émancipation aussi puissant que divertissant. Une étoile est née.
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