Gustave Kervern prépare un nouveau film

Cette histoire d’amour située à l’Île Maurice sera portée par Léa Drucker et Mathieu Amalric.


Gustva Kervern
Gustav Kervern (c) Artémis Productions - Le Bureau - RTBF

Après plusieurs décennies complices avec son bras droit Benoît Delépine – ensemble, ils ont réinvesti la veine sociale et irrévérencieuse des Grolandais pour l’injecter dans un cinéma social français libre et souvent loufoque, avec Saint Amour, Le Grand soir ou encore En même temps – le réalisateur français s’embarque dans un nouveau projo solo.

Intitulé Voilà, c’est fini, cette comédie prend pour décor un complexe hôtelier à l’Île Maurice.

Ce cadre idyllique sera le décor d’une histoire d’amour naissante entre Pierre, garçon d’hôtel, et Louise, jeune touriste française, souffrant d’anorexie. « Pierre va s’attacher à Louise et tenter de la sortir de la chambre d’hôtel en lui montrant une autre facette de son île : plage sauvage, boîte de nuit, rues populaires… Chacun à sa manière rêve d’ailleurs et d’émancipation. Le retour de Louise approchant, Pierre se tend à l’idée de la voir partir et de rester seul sur cette île qu’il veut quitter. Il jouera le tout pour le tout pour tenter d’échapper à son futur programmé d’avance… » complète Cineuropa dans un synopsis détaillé.

A LIRE AUSSI Benoît Delépine et Gustave Kervern : « On est des boomers, on ne pourra jamais s’en dépêtrer »

Une love-story qu’on devine tout sauf conventionnelle, vu le style incisif, souvent cru, du cinéaste, connu pour tirer le meilleur de ses interprètes grâce à une method acting singulière.

On pense à Benoît Poelvoorde ou Albert Dupontel, qu’il a tiré vers l’excès et le punk. Justement, Voilà, c’est fini sera porté par un casting où se côtoient vedettes et acteurs plus confidentiels : Léa Drucker, Mathieu Amalric, Suzanne Lindon et Loïc Mandere (plus connu sous son nom d’artiste-musicien King-Tafari.)

Le tournage du film, produit par Les Films du Worso, commencera le 14 avril sur l’Île Maurice. En attendant, on peut revoir sur Arte le téléfilm de Gustav Kervern, Je ne me laisserai plus faire, un road-movie vengeur façon Thelma et Louise de la banlieue française, où Yolande Moreau et Laure Calamy dézinguaient leur patron. Une sorte de crossover entre Kill Bill et la lutte des classes, à consommer sans modération.